Quelqu'un se souvient-il de moi ?
Ce n'est pas vraiment la question à poser en fait. Quelqu'un me connait-il ? Là, je suis au moins sûre de la réponse : non.
Parce que moi-même, je ne me connais toujours pas vraiment, mais ça c'est une autre histoire.
Voilà presqu'un an et demi que je ne suis pas venue ici. Mon dernier passage, je m'en souviens, parce qu'il coincidait à une de mes ruptures les plus douloureuses avec une des mecs les plus cruels de mon école. Enfin, ça c'était ma vision des choses à ce moment là. Parce que depuis, et après une lonnnngue période de haine et de violence envers lui, j'ai appris à relativiser, et à me regarder dans la glace pour réussir à me dire "peut-être que le problème venait un peu de toi aussi ?".
Bref. Un an et demi plus tard, c'est plus de 300 pages écrites ailleurs. Je ne peux plus écrire ici, parce que ma nouvelle addiction me pousse à raconter des choses beaucoup trop personnelles pour apparaitre publiquement sur cette toile d'arraignée géante et malsaine.
Mais pour faire bref, un an et demi plus tard, je n'ai pas changé, juste grandis. J'ai continué ma route , m'égarant ici ou là de temps en temps. Des deceptions, des erreurs, encore, mais du bonheur encore. Parce que cette année, quelque chose à changé : j'ai décidé de prendre mes rêves, pour des réalités. J'ai décidé d'arrêter de dire "j'aimerai bien..." ou " un jour je ferais...". Alors cette année, la petite constance pommée, niaise et ignorante, avec ses yeux ouverts sur le monde et ses oreilles toutes ouies aux bruits qui l'entourent, est partie à l'aventure. L'italie, la Lituanie, l'Irlande et le Portugal, tout ça toute seule, en moins de 6 mois, avec ses propres sous.
Et je vous jure que ça vaut le détour. Ce sont des souvenirs et des images pleins la tête qui me donnent soif de voyages et d'aventures, encore et encore. Alors l'année prochaine, c'est décidé, je pars un an à l'étranger. Au canada si je peux, en espagne si je veux.
En attendant, je prends mon mal en patience. Je vis toujours chez mes parents, à plus de 20 ans, mais qu'importe, c'est un confort auquel je me contrains sans trop de révolte désormais. Parce que je suis une squatteuse professionnelle, une étudiante en archi qui passe donc ses nuits à charretter ailleurs et ses journées entières à sociabiliser et pseudo-bosser à l'école. Entre surmenage et tensions familiales, j'essai de survivre, et de vivre surtout, d'amour et d'eau fraiche (d'espoirs et d'alcool...), en attendant autre chose. Parce que mes études me passionnent, mes amis sont géniaux, ma vie me plait, mais là, il commence à manquer quelque chose...
Voilà voilà, c'était ma BA de Noël, pour la survie de ce blog. Et parce qu'on en revient toujours à ses premiers amours...